Entreprise Knauf : un projet architectural haut en couleur

WILFRID DEYDIER

ARCHITECTE D'INTERIEUR

Vétustes et impersonnels, les vestiaires, le couloir et le restaurant de la société de plâtre Knauf méritaient une étincelle architecturale. Ce que l’architecte d’intérieur Wilfrid Deydier a offert au personnel de l’entreprise avec la réalisation d’un projet moderne qui métamorphose les lieux.

Mettant à l’honneur le design, des couleurs fortes et surtout le confort du personnel.

 

Un couloir design et graphique

De l’élégance et une identité forte : ce sont les premiers mots qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on pénètre le couloir de l’entreprise Knauf.

De l’élégance apportée par un noir mat et puissant choisi pour marquer le sol et les murs. Et qui se termine par une belle porte noire, au fond du couloir, sésame ultime menant à  l’usine de production.

L’identité forte, l’architecte l’insuffle en apposant au sol de longues griffes noires qui se poursuivent dans le restaurant et les vestiaires. Et qui cassent de manière visuelle, par la même occasion, l’impression de tunnel sans fin que donnait à voir le couloir.

Le long des murs, les informations et posters destinés aux salariés sont mis en avant par de larges cadres graphiques couleur ébène. Dotés de 5 spots lumineux chacun,  l’affichage prend des allures de galerie d’art. Sans oublier la touche naturelle et inattendue qui donne beaucoup de personnalité à l’espace : des végétaux au bas de chaque cadre.

Toujours dans un désir de changer les volumes et l’atmosphère du corridor, l’architecte fait entrer la lumière en éliminant le mur qui séparait le couloir et le restaurant. Ouvert, l’espace est agrandi, aéré et vivifié avec un faux plafond turquoise,  clin d’œil à la couleur identitaire du logotype de l’entreprise.

Un large aplat de couleur qui joue les codes de la tendance Color Block, tout en créant l’unité des lieux puisque le turquoise est étiré jusque dans le restaurant.

 

Un restaurant appétissant et coloré

Dès l’entrée du restaurant, l’ouvrier est accueilli par un jardin japonais, symbole de plénitude et de bien-être. Un clin d’œil à la nature appréciée des ouvriers qui passent beaucoup de temps dans l’usine. L’esprit lumineux  se poursuit avec les sièges jaunes d’or qui entourent les tables rondes : une couleur vitaminée à l’aura solaire.

Pas de place pour la monotonie, la salle de restaurant se veut estivale et chaleureuse avec une partie de son plafond d’un turquoise céleste et rafraichissant. Et toujours les pointes noires et graphiques au sol que l’on apercevait déjà dans le couloir.

Si la création du couloir dans le restaurant facilite et sécurise son accès pour le personnel de l’entreprise, l’endroit est également pensé pour être intime mais convivial.

Intime puisque l’architecte imagine une petite alcôve où il est possible de déjeuner en fermant de larges portes blanches et ajourées. Cosy puisque chaque table est dotée de luminaires à suspension givrés et contemporains qui diffusent une lumière douce et reposante.

L’individualisme reste cependant convivial puisque les murs séparateurs sont sculptés par le vide avec de larges formes géométriques qui laissent entrer la lumière et l’atmosphère générale de la pièce. Ces murs ajourés rappellent les persiennes, où l’on peut voir, sans jamais être intrusif.

Enfin, de la technologie et de la communication avec les écrans plats incrustés dans les murs qui sont l’occasion pour le personnel de diffuser et d’échanger en groupe sur des images et des sujets d’intérêts communs.

D’une surface carrelée aux tables froides et rectangulaires, le restaurant est devenu un espace de vie coloré et raffiné, un restaurant où l’on peut manger, chauffer ses plats ou se servir au distributeur, dans l’intimité des alcôves, ou dans la chaleur et la convivialité des espaces ouverts.

 

Des vestiaires confortables

Il n’était plus question de laisser les ouvriers déchausser debout. Parce qu’ils portent des tenues difficiles à manipuler, l’architecte repense complètement les vestiaires, imaginant tout d’abord de larges bancs où chacun peut s’asseoir et se rhabiller confortablement.

Avec, dans le même esprit boisé et linéaire des bancs, des gaines de ventilation qui chauffent et climatisent à la fois. Le tout en hauteur, pour dégager l’espace.

Et bien sûr, on retrouve la patte de Wilfrid Deydier avec de la couleur, ici c’est un rouge dynamique qui est mis à l’honneur. Egalement la nature toujours présente dans ses créations, avec un magnifique jardin vertical sous verre qui habille le poteau central.

Alors que les 3 poteaux porteurs gênaient la circulation dans l’agencement de départ, ils font maintenant partie intégrante des vestiaires. Non seulement ils les séparent, mais en plus ils sont dotés de miroir qui agrandissent l’espace et dans lesquels on peut se regarder en sortant de la douche. Tout comme les vestiaires métallisés qui en plus d’être design, illuminent les vestiaires en  réfléchissant la lumière.

Le métal, les miroirs, la lumière, le rouge, les douches et les plantes : un ensemble d’éléments imaginés pour que les ouvriers aient  la sensation d’évoluer dans un centre de remise en forme où on cultive le bien-être du corps et de l’esprit.

Parce que des salariés satisfaits sont la garantie d’une productivité de qualité.