Aménagement des espaces publics / La Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Dammarie les Lys ILE DE FRANCE

WILFRID DEYDIER

ARCHITECTE D'INTERIEUR

Une CPAM aux allures d’été, de soleil et coquillages Une CPAM aux allures d’été, de soleil et coquillages

 

Une CPAM aux allures d’été, de soleil et coquillages

A l’origine, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Dammarie les Lys était un vaste espace impersonnel aux allures d’hôpital. Tout y était blanc et carrelé sauf peut-être ces quelques bornes d’accueil grises, posées ça et là telles de tristes boites.

C’est en sortant lauréat d’un concours que l’architecte d’intérieur Wilfrid Deydier a métamorphosé, de façon inédite, cette Caisse Primaire d’Assurance Maladie.

Mettant à l’honneur, pour accueillir les Dammariennes et Dammariens malades, la douceur lumineuse et chaleureuse d’un coucher de soleil d’été, design jusqu’alors jamais abordé par une CPAM; et qui pourtant est une main amicale et tendue non seulement vers le personnel, mais aussi vers les malades des Caisses d’Assurance Maladie Françaises qui en ont tant besoin.

 

Des cabanes de plage aux rayures colorées

On retrouve dans ce projet le sceau personnel de l’architecte avec le travail sur la couleur et l’aspect graphique des lignes verticales.
C’est ainsi que les bandes dressées de différentes largueurs rappellent les mythiques cabanes rayées qui habillent les plages.

Au niveau des couleurs, jaune pâle, pourpre et orangé se fondent les uns dans les autres pour symboliser un coucher de soleil d’été qui plongerait lentement dans la mer représentée par la bande bleue.

Courbe bleutée que l’on retrouve aussi au sol et qui serait là pour nous indiquer le chemin et nous guider, les pieds dans l’eau.

Une poésie balnéaire qui se poursuit enfin avec les sièges aux trains de transats dont l’orangé métallique reflète les éclats du soleil.

Plutôt qu’un lieu intimidant et froid, l’architecte a imaginé une Caisse d’Assurance maladie où les couleurs seraient une invitation implicite et enveloppante pour accueillir les malades avec bienveillance.

 

Lumière d’été

Auparavant, la CPAM de Dammarie les Lys avait un faux plafond blanc quadrillé d’où sortait un faisceau lumineux peu chaleureux et impersonnel.
Pour réchauffer l’atmosphère et adoucir les échanges entre les employés et les visiteurs, l’architecte a imaginé un lieu dont la luminosité serait une caresse visuelle qui détendrait les esprits.

Ainsi, les sources lumineuses sont nombreuses, délicates et tamisées.
Aux oubliettes le faux plafond plat, Wilfrid Deydier fait construire une voute aux volumes généreux et travaillés. Il y ajoute ainsi des courbes et des coupoles dotées de lampes néons qui reflètent différentes ambiances colorées.

Le jeu des transparences est aussi porté sur les vitres dont les rayures glacées laissent passer la lumière tout en respectant la confidentialité de celui qui est accueilli dans les bureaux.

Des cabinets dont les plafonds ne sont pas fermés pour créer de l’ouverture. Et qui sont dotés de mousse acoustique pour rester discrets.

Un espace qui a donc été conçu pour être ouvert et accueillant, tant en respectant la vie privée de chacun.

 

Fleurs de Méditerranée

Enfin, pour insuffler une touche avenante à une instance publique, l’architecte a voulu un espace fleuri et chatoyant.
Liane  évocatrice de la Méditerranée par excellence, un majestueux bougainvillier aux fleurs fushia a été installé dans la salle d’attente de la CPAM de Dammarie les Lys où il apporte fraicheur et vie.

L’architecte sème également d’autres bourgeons, là où on ne s’y attendrait pas : il orne toutes les banques d’accueil de fleurs blanches découpées au laser dans de la tôle métallique. Représentées par 4 pétales, elles sont tenues les unes aux autres par des ailettes soudées.

Quatre pétales aux lignes simples qui cristallisent à elles seules l’essence même du projet, à savoir : accueil, douceur, chaleur, nature et vie.

Cinq piliers que l’on aimerait voir naitre dans les autres institutions publiques.
Pour plus d’humanité.